Historique des méandres juridiques traversés par le Bistroy

18 mars 2004
Courrier du Service de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon validant de la mise en conformité du lieu.

9 novembre 2005
Condamnation du BISTROY pour « Diffusion de musique amplifiée dépassant les valeurs maximales d’émergence dans un établissement ou local recevant du public et isolation non-conforme entre le local d’émission du bruit et un lieu d’habitation »

21 décembre 2005
Délivrance par la Préfecture d'une autorisation d'ouverture tardive valable 6 mois soit jusqu'au 21/06/06.

11, 12 et 13 janvier 2006
Mesures d'impact sonores effectuées par la société NORISKO notamment dans les appartements des personnes ayant déposé plainte contre le BISTROY en 2005.
Ces mesures sont faites après que 20 000 € de travaux d'insonorisation aient été investis dans le lieu.

28 février 2006
Édition du rapport de mesures sonores de NORISKO.

17 février 2006
Courrier de la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon concernant la présence de cocons au 177 av. Apollinaire

24 février, 22 et 23 mars 2006
Établissement des procès-verbaux des mesures sonométriques chez Mme Savy.
Cf. remarques faites sur ces procès-verbaux.

07 mars 2006
Envoi du rapport NORISKO au service de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon.
Envoi du rapport de vérification des installations électriques à la Direction Prévention Sécurité de la Ville de Lyon.
Envoi de la demande de renouvellement d'ouverture tardive à la Préfecture soit plus de 3 mois avant expiration de celle-ci.

15 mars 2006
Réception de l'attestation de la Direction Prévention Sécurité Ville de Lyon.

21 mars 2006
Courrier recommandé de l'Ecologie Urbaine demandant une attestation de réglage et de scellement du limiteur de son avec réglage par bande de fréquence.

31 mars 2006
Réponse en recommandé AR du Bistroy précisant que le limiteur a déjà été certifié conforme par l'Ecologie Urbaine mais qu'il ne peut être réglé par bande de fréquence.

05 avril 2006
Réponse en recommandé AR de 1'l'Ecologie Urbaine qui précise que notre limiteur peut être réglé par bande de fréquence.
06 avril 2006
Envoi de 3 procès-verbaux d'infraction à l'encontre du Bistroy suite à des mesures inopinées effectuées par l’Ecologie Urbaine dans l'appartement de Mme BLAIZE, plaignante au procès de novembre 2005.
Le BISTROY décide alors immédiatement d'annuler 6 concerts dont un concert à but humanitaire.

13 avril 2006
Envoi en recommandé AR du Bistroy qui précise la nécessité de changer le limiteur de son.

22 mai 2006
Commentaires concernant les mesures effectuées au BISTROY par la société NORESKO et la Ville de Lyon (Service de l’Ecologie Urbaine).

18 avril 2006
Réponse de l'Ecologie Urbaine qui précise qu'il n'est pas nécessaire de changer le limiteur.

25 avril 2006
La Préfecture adresse un avis de fermeture administrative pour tapage nocturne constaté les 24 février, 22 et 23 mars 2006 chez Mme Savy.

10 mai 2006
Réponse écrite du BISTROY à l’avis de fermeture administrative du 25 avril.

16 juin 2006
Le SMA alerte la préfecture quant au renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive du débit de boisson qui court jusqu’au 23 juin.

22 juin 2006
La préfecture refuse l’autorisation d’ouverture tardive sous couvert de « nuisances sonores » constatées dans l’affaire Savy.

21 juillet 2006
La mairie du 1er arrondissement affirme sont soutien au BISTROY dans le cadre de sa politique d’aide aux musiques actuelles.

1er août 2006
Arrêté portant dérogation d’ouverture tardive + demande des documents de mise en conformité.

29 août 2006
Réponse du Bistroy apportant le rapport de NORISKO : « mesures de niveaux sonores pour l’étude d’impact ».

1er octobre 2006
Remarques de ACOUPHEN (ingénierie acoustique) sur l’analyse du rapport de NORISKO.

11 octobre 2006
Délibération repoussée au 15 novembre 2006.
Communiqué de soutien du SMA au Bistroy : « Le BISTROY ou la disparition progressive des petits lieux de concert ».

24 octobre 2006
Le SMA sollicite un rendez-vous de travail auprès de la Ville de Lyon afin de « dégager ensemble des solutions à court, moyen et long terme ».

15 novembre 2006
Le Bistroy est condamné à une contravention de 7500€ et 1200€ d'indemnités, le 15 novembre 2006, par décision du tribunal de police de Lyon.

16 novembre 2006
Communiqué du SMA en soutien au BISTROY.

6 décembre 2006
Courrier du SMA afin de solliciter la Ville de Lyon sur le soutien à apporter au BISTROY pour lui permettre de maintenir son activité.

8 décembre 2006
La Ville de Lyon renouvelle son soutien à l’activité du BISTROY

15 janvier 2007
La Ville de Lyon délibère une subvention de 30 000€ en faveur de l’ADAMARA « lieu incontournable de la vie musicale lyonnaise ».

18 janvier 2007
Déclaration d’appel au jugement du 15 novembre 2006.

25 janvier 2007
Le Maire de Lyon adresse à la Préfecture un avis favorable quant au renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive.
27 février 2007
Renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive pour une durée de 6 mois.

16 mai 2007
L’audience en appel du jugement du 15 novembre 2006 est fixée au 13 juin 2007.

31 mai 2007
Courrier / argumentaire de soutien au Bistroy dans sa procédure en appel.

18 juin 2007
Le SMA lance un appel à solidarité afin de réunir les fonds couvrant les frais d’avocat du Bistroy pour lui permettre d’aller au bout de la procédure en appel.

27 juin 2007
Réunion de médiation en présence du Bistroy, du SMA, de la Ville de Lyon, de la Mairie du 1er arrondissement et de la Direction de l’Ecologie Urbaine. Cf. relevé des décision (rédigé et communiqué par la Direction de l’Ecologie Urbaine sans concertation préalable avec les autres personnes présentes).

9 juillet 2007
- Le service de l’Ecologie Urbaine visite les locaux du Bistroy sur rendez-vous ; au cours de la visite, ils souhaitent procéder à une mesure d’impact sonore ; Accompagné d’un mandataire du SMA, le Bistroy refuse cette mesure puisqu’une procédure de médiation est en cours et l’installation d’un nouveau limiteur de pression acoustique prévu en octobre.
- Le Bistroy avise la Mairie du 1er arrondissement du déroulement de cette visite et pointe également une contradiction du Directeur des services de l’Ecologie Urbaine quant à ses connaissances préalables de l’étude de NORISKO. (cf. courrier)

30 juillet 2007
Courrier de la Préfecture ne jugeant pas fondé d’accorder le renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive.

10 août 2007
Courrier du Bistroy à la Préfecture concernant le renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive.

13 août 2007
- Courrier du SMA concernant le refus de renouvellement d’autorisation tardive
- La Ville de Lyon atteste de l’attribution d’une subvention de 5000 € au Bistroy afin de lui permettre l’installation d’un nouveau limiteur de pression acoustique.

24 août 2007
Le Bistroy obtient une dérogation d’ouverture tardive pour une durée de 3 mois (sep-oct-nov).

31 août 2007
Courrier de la Direction de l’Ecologie Urbaine demandant date et modalités d’installation du nouveau limiteur de son.

12 septembre 2007
Le Bistroy est relaxé du jugement du 15 novembre 2006

9 octobre 2007
Le SMA sollicite auprès de la Ville de Lyon un rendez-vous afin d’évaluer ensemble les indicences des procédures initiées par la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon.

7 octobre 2007
Le Bistroy adresse à la Préfecture du Rhône sa demande de renouvellement d’autorisation d’ouverture tardive.

25 octobre 2007
Sans réponse le SMA relance la Ville de Lyon sur sa sollicitation du 9 octobre.

17 octobre 2007
Installation du limiteur de pression acoustique, cf. certificat de conformité

25 octobre 2007
Le Bistroy transmet le certificat de conformité du nouveau limiteur à la Direction de l’Ecologie Urbaine.

6 novembre 2007
Rendez-vous avec la Ville de Lyon (Jean-Pierre Bouchard & Jean-François Lanneluc), le Bistroy et le SMA afin de définir les modalités d’indemnisation.

7 novembre 2007
Le Bistroy adresse à la Ville de Lyon une estimation du préjudices matériel subi depuis le début des procédures de la Direction de l’Ecologie Urbaine à l’encontre du Bistroy.

12 décembre 2007
Le SMA doit relancer la Préfecture du Rhône sur l’autorisation d’ouverture tardive demandée le 7 octobre par le Bistroy

18 décembre 2007
- Refus d’autorisation tardive par la Préfecture
- Courrier de la Préfecture du Rhône au SMA
21 décembre 2007
- Le SMA répond au refus prononcé par la Préfecture du Rhône
- Le Bistroy répond au refus prononcé par la Préfecture du Rhône

20 février 2008
Réunion à la Préfecture du Rhône sans concertation avec la Ville de Lyon ni la Mairie du 1er arrondissement, qui aboutit à un nouveau refus d'autorisation d'ouverture tardive pour le Bistroy.

10 mars 2008
Le Bistroy dépose une requête en référé suspension au Tribunal Administratif de Lyon concernant le refus de la Préfecture du Rhône de renouveler l'autorisation d'ouverture tardive.

19 mars 2008
Le Bistroy obtient gain de cause auprès du Tribunal Administratif, la Préfecture se voit dans l'obligation de renouveler l'autorisation d'ouverture tardive.

21 mars 2008
Proposition de réunion de conciliation entre les différents services de la Ville de Lyon, la Mairie du 1er arrondissement, les différents plaignants et le Bistroy. Proposition pour le 7 avril 2008.
Devant les difficultés de coordination des différents services, la réunion est repoussée, au désarroi de la Mairie du 1er arrondissement.

1er avril 2008
Le Centre National de la Variété (CNV) assure officiellement le Bistroy de son soutien.

3 avril 2008
Devant la complexité et la difficulté de coordonner la réunion de conciliation avec les différents services de la Ville et la Préfecture du Rhône, nous assisterons à la réunion proposée et serons assistés par les représentants du SMA.

7 et 8 avril 2008
Congrès national du SMA à Lyon, à l'ordre du jour la problématique des petits lieux culturels.
(www.sma-syndicats.org)




Collectif rupture 2013 : la culture de proximite proteste

Rupture 2013, qu’est-ce que c’est ?
Rupture 2013 est un collectif lyonnais de lieux culturels : cafés-concerts, bars musicaux ou lieux associatifs qui tous ressentent la nécessité de se fédérer face au danger actuel d’une politique répressive mise en place contre les problèmes de vie nocturne.

Qu’est-ce qu’un « petit » lieu culturel?
Un petit lieu est un lieu public ou privée pouvant accueillir ~ 150 personnes tout au plus, situé au centre ville et confronté aux problèmes de vie nocturne en communauté.
Un lieu culturel est un lieu accueillant des artistes (musicaux souvent) et organisant des évènements tout au long de l’année permettant à une ville de développer ses jeunes talents et de faire vivre ses quartiers.

Ils sont les artisans d’une « VILLE QUI BOUGE ».

Qu’est-ce qu’une ville qui bouge ?
Une ville qui bouge est une ville pris à bras le corps par ses habitants, où les gens sortent, parlent, rient, et vont à la rencontre de leurs artistes dans des lieux culturels libres et décomplexés, tout au long de l’année.



LES PROBLEMES DENONCES PAR RUPTURE 2013

-la répression systématique du Service Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon asphyxie les lieux en centre ville par son approche médicale et administrative. Ce service est sensé traiter tous les problèmes des nuisances urbaines (sanitaire, olfactive, visuelle, sonore) avec une approche inappropriée dans le domaine de la culture : Les lieux culturels ne peuvent pas subir le même traitement que les thermites dans l’immobilier !

-ce même service impose aux lieux des investissements d’insonorisation et de limiteur acoustique sous peine de fermeture administrative (plusieurs dizaines de milliers d’euros), sans proposer de solutions financières. Les lieux font faillites, achevés par les procédures juridiques et autres procès d’intention. Ces investissements considérables peuvent être imposés par simples plaintes d’un voisin mécontent !

-les nuisances sonores émergeants de la rue sont sous la responsabilité des lieux culturels, ce qui nous obligent à faire la police jusqu’à 20m à la ronde devant notre établissement : Les lieux culturels sont ultra responsabilisés, sans la moindre tolérance !

-la loi d’interdiction de fumer oblige le public à sortir dans la rue, causant inévitablement des nuisances sonores. Une contrainte de plus pour un problème sans solution : L’intolérance continue, la police sanctionne, l’écologie urbaine menace de fermeture : Où mettre le public s’il ne peut rester ni dedans, ni dehors ? Démerdez-vous.

Les lieux culturels comme les artistes ont besoin de communiquer sur leur programmation pour travailler, et finissent par crouler sous les amendes pour affichage sauvage : Une ville qui bouge (Cf Berlin et Barcelone) a-t-elle des murs blancs et muets ?

La culture, oui ! mais en silence ?

Le collectif Rupture 2013 conteste la culture « Effet d’annonce » de la Ville de Lyon.

Lyon ne sera pas Capitale de la Culture sans une tolérance accrue pour les lieux du centre ville et une politique adaptés à leurs besoins et leurs difficultés.



REVENDICATIONS DU COLLECTIF RUPTURE 2013

-création d’un service compétent et approprié dans le traitement des nuisances sonores, géré par le secteur culturel de la ville, et non par un service de santé publique créant un système à 2 vitesses (service culturel contre écologie urbaine, Ville contre Préfecture).

-reconnaissance du travail de terrain et de la problématique « Petits Lieux », et recensement de leurs besoins

-Création d’1 secteur « diffusion et production musicale locale » à part entière et budgétisation correspondante pour le développement des musiciens émergents.

-création d’un secteur « Petits Lieux » au sein du service culturel de la Ville de Lyon avec une enveloppe budgétaire dédiée à leur pérennisation.

-pleine intégration des « Petits Lieux » et du « Collectif des Musiciens Lyonnais » dans la candidature « Capitale Européenne De la Culture »

-mise en place d’interlocuteurs compétents connaissants les notions d’acoustiques et de sonorisations de salles de spectacles (façade, retour, régie, ampli, basse, infra basse)

-pédagogie auprès des habitants pour une harmonisation des rapports lieux/riverains

Les lieux en centre ville ne sont pas les mauvais élèves de la culture, ils sont de bonne volonté et se battent pour la vie des quartiers !

Voulez-vous d’une ville avec un couvre-feu à 19h ? Voulez-vous des artistes qui chuchotent pour s’exprimer ? Voulez-vous d’un centre ville mort et mis sous silence dans les bars, café concerts, lieux associatifs ?

Les cafés concerts ne sont pas « des centrales nucléaires en centre-ville », comme a pu le dire M. Ritter, Directeur de L’Ecologie Urbaine !



Signez la pétition :
www.myspace.com/rupture2013

Le collectif RUPTURE 2013 est soutenu par le collectif des musiciens Lyonnais.




Congrès National du SMA - Les 7 et 8 avril 2008 au Ninkasi (Lyon)

Le Congrès du SMA, auquel les adhérents sont convoqués dès le lundi 7 au matin se tiendra les 7 et 8 avril prochains au Ninkasi Kao à Lyon.

L'accueil des structures non-adhérents que nous invitons vivement à participer au Congrès se fera à partir de 13h00 le lundi après-midi. Merci de faire circuler cette inviation dans vos réseaux. Il est important que les structures non-adhérentes nous retournent leur fiche d'inscription au préalable !

Pour préparer votre venue au mieux, voici l'ordre du jour du Congrès, les informations pratiques ainsi que les fiches d'inscription à nous retourner.

Concernant l'ordre du jour, une information détaillée portant notamment sur les intervenants sera communiuée prochainement.

A bientôt ! Le SMA.

- Fiche d'inscription adhérents : ici
- Fiche d'inscription non-adhérent au SMA : ici
> Les fiches sont à retourner à coordination@sma-syndicat.org

- Plan d'accès au Ninkasi Kao : accès > Arrivées à la Gare de Lyon Part-Dieu, prendre le métro ligne B, direction "Stade de Gerland", sortir au terminus, le Ninkasi Kao est en face de la sortie de métro. - Liste des hôtels à proximité : hôtels
La restauration aura lieu sur place.

Lundi 7 avril

9h00 : Accueil des entreprises adhérentes
10h00-13h00 : Plénière statutaire (réservé aux adhérents à jour de leur cotisation)
13h00 : Accueil des structures non adhérentes
14h30-15h45 : Plénière introductive
- Présentation du SMA et de sa démarche
16h-19h00 : Plénière thématique 1 / Les enjeux sectoriels des Musiques actuelles
- La formation professionnelle
- La redistribution professionnelle (CNV, les sociétés civiles, ...)
- Les politiques publiques nationales et locales (normatives, de redistribution, de soutien, ...)


Mardi 8 avril

9h00-12h30 : Plénière thématique 2 / Les enjeux de la petite et moyenne entreprise non lucrative de musiques actuelles
- La place dans l'économie générale
- La responsabilité d'employeurs
- La régulation collective via les conventions collectives
14h30-16h00 : Plénière conclusive



SMA
Syndicat National des petites et moyennes structures non-lucratives de Musiques Actuelles
9 rue des Olivettes, 44000 Nantes - France
Tél : (33) 09 50 21 77 28 | Fax : (33) 02 51 82 06 91
info@sma-syndicat.org




le bistroy kf culturel du 1er encore baloté entre préfecture et mairie centrale

Au 28 fèvrier 2008 la préfecture refuse l'autorisation d'ouverture tardive à 3 h nécessaire à l'economie de la structure. Depuis le 21 décembre et malgré les efforts effectués (mise en place d'un nouveau limiteur de son en octobre 2007) et la relaxe de la cour d'appel en sept 2007 (pas de certificat d'étalonnage des appareils utilisés par l'ecologie urbaine), la préfecture invite la mairie à une procédure de conciliation avec certains plaignants et pourrait de ce fait ré-examiner une autorisation tardive.
Encore six mois à attendre...


Aujourd'hui pris entre ces deux décideurs et vu que le calendrier des uns n'est pas celui des autres, nous prenons la décision de suspendre toute la programation du Bistroy.


De nonbreux lieux à Lyon sont confrontés à ce dispositif stalinien (le Citron, le K Barré, le Reservoir et bien d'autres encore ...) et que les decideurs nous considerent comme une balle de ping pong et que surtout l'ecologie urbaine est juge et partie dans ces décisions puisque Mr Ritter, directeur de ce service, est payé a 50% par la ville et 50% par l'etat et que surtout on ne peut pas considérer que ces services plutôt specialisés dans les problemes de santé publique (mycose dans les piscines, légionèlose dans les hopitaux ou encore les problemes de chenilles processionnaires dans les sapins) ont prouvé par les méthodes employées certaines lacunes (méconnaissances d'un dispositif sonorisation, amalgammes entre l'amplification et la sonorisation puisque certains voisins bien intentionnés ont envoyés des photos en préfecture et que celles-ci montraient les musiciens entrain de décharger leurs amplis...).


Depuis trois ans, baloté entre préfecture, écologie urbaine et politique, la structure dont j'ai la charge ne peut plus se permettre ce mutisme. Et c'est pour cela que je vous informe de cette situation. Bien évidemment je considère qu'avec de tels dispositifs l'ambition de devenir un jour capitale européenne de la culture est plutôt une utopie. Tant que la préfecture et mairie centrale ne prennent pas le temps d'organiser ensemble une véritable réflexion sur le sujet, ce sera toujours les petits lieux qui en feront les frais.


J'attends biensûr une réaction très rapide des interlocuteurs cités, j'attends que Gérard Colomb et Nathalie Perrin Gilbert ainsi que Mr le Préfet prennent des décisions à ce sujet. La vie de ces lieux de culture de proximité est entre vos mains messieurs les politiques. Comment peut-on faire de cette ville une capitale européenne de la culture en 2013, alors que la culture interne lyonnaise a du mal à exister.


De ce fait nous ferons de même que le Citron, nous suspendrons toute programmation dès aujourd'hui et nous ne pourrons pas participer aux festivals des Nuits Sonores cette année.


Je reste à votre disposition pour plus d'information.
Amicalement,
Guy-Pierre TURCO.
infos@bistroy.com
06 81 01 56 96




Lettre du Citron : RECUPERATION POLITIQUE quand tu nous tiens...

Quand les eaux politiciennes déjà bien troubles s’assombrissent encore davantage par grands vents électoraux. Période où soudainement chacun des problèmes de toutes et tous est compris et sera bientôt réglé : promis juré ! (enfin si tu votes pour moi bien sur…) A travers le Citron, l’actu caf’conc’’ qui n’en est d’ailleurs pas une (puisque le problème existe depuis de nombreuses années : TSF, Bistroy pour ne citer que les plus emblématiques) s’invite dorénavant dans les thèmes culturels de la campagne des municipales.


Dans un article paru sur www.lyon-webzine.com en date du 07/02/2008, la tête de liste de l’opposition municipale dans le 5ème arrondissement, M. Michel Havard et Md. Fabienne Levy tête de liste de la même opposition dans le 1er s’emparent de la question ne tarissant pas d’éloges sur le concept quasiment d’utilité publique. Miracle! Je note.
Comme 2 lieux sont cités dont le Citron, la transparence et la véracité de l’action nécessitent quelques précisions :


Tout d’abord la communication, même si cette dernière ne remonte pas en des temps immémoriaux, n’a jamais été et n‘est pas rompue avec la Mairie de Lyon via le chef de la mission musique M. Jean Pierre Bouchard. Par téléphone ou en le rencontrant, c’est au responsable officiel et légitime en ce domaine de la ville de Lyon que j’ai à faire et non pas à l’adhérent de son parti. De plus, la tenue de la 3ème édition du Festival Lyon in Rock (asso dont le siège est au Citron) les 18 et 19 avril au Transbordeur qui verra 6 des 8 groupes programmés directement issus de la scène rock lyonnaise s’appuie sur le dispositif mis en place par la ville de Lyon visant à faciliter l’accès des groupes locaux aux grandes salles. Sans oublier un membre de la liste majorité municipale du 3ème arrondissement (il se reconnaîtra) qui dans l’ombre sensibilise autour du problème « scène de proximité ».


Après, tous ont leurs opinions politiques, et moi les miennes. Issu de la société civile, libre et indépendant au premier chef de toute compromission partisane. On l’aura compris le Citron ne jouera pas le rôle du jambon dans le sandwich SNCF. Si le thème « petits lieux » est tendance c’est parce que ça s’organise et ça communique dessus. D’ailleurs ces 2 derniers jours 2 radios nationales (Le Mouv’ et Virgin radio) ont relayé l’info constatant que Nantes, Paris, et maintenand Marseille commencent à être sensibilisées suite au problème lyonnais, elles aussi confrontées à la même problématique nationale.


Le fonctionnement du jeu politicien actuel oblige à une dépense d’énergie colossale afin de créer un buzz pour commencer à être quelque peu entendu (Le Citron rappelle qu ‘il y a déjà un bon moment qu’il a alerté, en vain, sur le problème des nuisances sonores dues aux lives et prévenu des risques aggravés des nuisances externes dues à l’interdition de fumer qui n’est pas du fait des bars non plus). De belles paroles fuzzent alors, cependant si on référençait, l’historique des promesses non tenues tout scrutin confondu local comme national il faudrait un convoi exceptionnel de plusieurs semis pour en assurer le transport.


Quoi qu’il en soit le problème de la diffusion live par les petits lieux en centre ville n’est pas nouveau et s’il est encore présent c’est peut-être parce qu’il n’a pas été forcement abordé par le bon bout précédemment ? En se penchant dessus concrètement des solutions sont possibles à condition de s’y attarder un tant soit peu. D’autre part, ce n’est pas un scoop que de dire que la crédibilité envers les hommes politiques n’est pas leur meilleur atout. Rien d’étonnant alors de demander à voir avant de croire.


Fred.
LE CITRON




Concerts Annulés

L’association ADAMARA qui gère les activités artistiques culturelles du BISTROY annule les concerts de janvier et février 2008. De nouveaux travaux d’insonorisation seront effectués ce mois-ci.
D’actives négociations avec la préfecture du Rhône ont été entamées avec l’ADAMARA et le soutien actif des organisations professionnelles du SMA et de la FEDUROK.
Retour du Bistroy et de ses concerts prévu pour le mois d'avril.

Cordialement, l’équipe de l’ADAMARA.




Le Bistroy a (encore) besoin de vous!


Vous ne le savez peut être pas mais, comme de nombreuses salles de concerts intramuros, le Bistroy est menacé de disparition.
Une succession de mises en cause procédurales (fermetures administratives, suspension de l’horaire tardif, différentes gênes quotidiennes…) provoque une diminution lente d’activité, la disparition dans la programmation de certaines esthétiques (électro, métal, dub…), une asphyxie financière de la structure et la dépréciation morale des personnes engagées dans cette aventure culturelle.
>> Pétition.


Pour plus d'information sur le début de cette affaire visitez aussi le blog de soutien. Vous y trouverez des articles relatifs à la situation actuelle, des coupures de presse...




COMMUNIQUÉ SMA : Le BISTROY relaxé

Nantes, le 21 septembre 2007


Par arrêt du 12 septembre 2007, la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Lyon a infirmé le jugement rendu par le Tribunal de Police de Lyon le 15 novembre 2006 qui condamnait « le BISTROY » à une contravention de 7500 € ainsi qu’au versement de 450 € d’indemnités à chacune des quatre parties plaignantes.

Notre adhérent, « le BISTROY » est ainsi relaxé des fins de la poursuite et les parties civiles déboutées de leurs demandes.

Notre adhérent « Le BISTROY », installé depuis plus de dix ans à Lyon, à l’exemple de nombreuses très petites salles de spectacles en voie de disparition, joue un rôle important dans le paysage musical local.

Paradoxalement, alors que la Ville de Lyon a décidé de soutenir le Bistroy, en tant que « scène découverte », ses services de l’écologie urbaine ont tout fait pour donner raison au voisinage et chercher à obtenir l’arrêt de son activité.

L’infraction constatée au titre du décret du 15 décembre 1998 sur les lieux de diffusion de musiques amplifiées, a été le point d’orgue de cet acharnement administratif. Cette relaxe obtenue grâce à l’accompagnement permanent du SMA et du soutien technique de l’association nationale AGI SON, démontre qu’il n’y a pas de fatalité dans la disparition de ces petits lieux de proximité.

Ce parcours difficile démontre aussi que la mobilisation et la solidarité peuvent permettre aux structures les plus petites de résister face à des « à priori » négatifs des administrations et des différents services assermentés dans la lutte contre le bruit.

Il démontre aussi que, comme nous le revendiquons au sein d’AGI-SON, il est indispensable que soit organisé et mis en place, un travail de médiation en amont de toute procédure et que les contrôles soient normalisés et objectivés.

Dans le cas du Bistroy, il est dommage que la médiation n’ait pu se mettre en place que le 27 juin dernier et que les contrôles aient été faits en toute partialité.

Que de souffrances auraient pu être évitées !

Nous souhaitons tout particulièrement, avec l’équipe du Bistroy, remercier les adhérents du SMA, les organisations professionnelles qui composent AGI-SON1 ainsi que les membres du C-mal et du Réseau Printemps2.

L’histoire est loin d’être terminée et nous demeurons vigilants, et en soutien actif au Bistroy car les différentes procédures cumulées à son encontre sont loin de s’arrêter, et nous devons aussi travailler à panser ses plaies et relancer son activité pour le plus grand bonheur des musiciens et du public lyonnais.

Pour le SMA,
Philippe Berthelot, secrétaire national adjoint.

1 AGIr pour une meilleure gestion SONore regroupe le Prodiss, la Fédurok, le SMA, le SYNAPSS, le SYNPTAC, le SFA, la SNAM, la FNSAC-CGT, le SYNPASE, la Férarock, la FNEIJMA, la FAMDT, Technopol, Avant-Mardi, le réseau RAOUL, le RIF, le CARA, la FRACA-MA, le RAMA, le Patch, l’IRMA, la Mutuelle des Etudiants, le CIDB et Techno+.
2 Réseau d’antennes locales intégré au dispositif de découverte artistique du festival des Printemps de Bourges.


SMA, 9 rue des Olivettes, 44 000 Nantes
Tel : 09 50 21 77 28 - Fax : 02 51 82 06 91 - Mail : info@sma-syndicat.org - www.sma-syndicat.org




Le Bistroy en sourdine

Article Progres du vendredi 7 septembre 2007



Structures de création, musée Au-delà des projets et contenus qui les concernent, des travaux d'équipements s'imposent. Tour d'horizon des dernières subventions.

Un limiteur de sons pour le Bistroy - Dans le cadre de l'attribution, par la Ville, de subventions d'équipement à des structures de création et de diffusion artistique pour un montant de 63 500 euros, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement s'est attardée mardi soir sur la somme de 5 000 euros qui concerne ADAMARA.
L'Association pour le développement des artistes et musiques actuelles en région Rhône-Alpes qui gère la programmation du café-concert le Bistroy, doit en effet acquérir un limiteur de sons pour poursuivre ses activités sans gêner l'environnement. L'aide apportée vient compléter les dispositions déjà prises en terme d'isolation phonique. « Les travaux effectués en 2005 n'ont pas suffi à couvrir toutes les fréquences de son » soulignait mardi soir le maire qui tient à ce que l'institution des pentes perdure. « À la suite d'une étude d'impact, le Bistroy a pu présenter son projet de limiteur de son à l'Écologie Urbaine qui l'a jugé satisfaisant. Le Dr Ritter (qui dirige ce service de la Ville) a donné son aval » a rappelé Nathalie Perrin-Gilbert. La Ville qui apporte déjà son soutien à ADAMRA dans le cadre du dispositif « lieu de première représentation » s'est également tournée vers la préfecture qui gère les autorisations d'ouverture tardive des établissements pour expliquer la démarche de l'association. « Nous n'avons jamais caché notre souhait de garder le Bistroy sachant que des concerts plus importants que d'autres peuvent être organisés en lien avec le Marché Gare (1) » a encore précisé le maire du 1er. Peut-être la fin des ennuis, pour le Bistroy, qui il y a quelques mois encore, à la suite de plaintes de riverains, se retrouvait devant le tribunal.

[…]

D.M
> Note
(1) Salle de concert située au Confluent




Communiqué de presse Agi-Son

Paris, le 4 juin 2007


la musique vivante interdite de séjour en centre ville

Mercredi 13 juin : Le Bistroy, dernier café concert des pentes de la Croix-Rousse, défend sa cause devant la Cour d’Appel de Lyon. Inculpé pour cause de « nuisances sonores », le Bistroy subit comme beaucoup de lieux de proximité en France les assauts d’une politique du silence absolu. Les professionnels du spectacle vivant musical regroupés au sein de l’association AGI-SON soutiennent le Bistroy et se portent partie civile.


La Croix-Rousse réduite au silence
Il y a dix ans, quand Guy-Pierre Turco a décidé d’ouvrir le Bistroy, il a choisit le quartier en raison de son animation. Il y avait encore à l’époque plus d’une dizaine de cafés concerts où les jeunes artistes pouvaient s’essayer à leur première scène.
Quand une réglementation spécifique visant à limiter les nuisances sonores a été mise en place, la plupart de ces cafés concerts n’ont pas eu les moyens de se mettre aux normes. Face au poids financier que cela représente, certains ont fermé, d’autres ont arrêté leur programmation musicale.
Le Bistroy, lui, a tenu le choc et a fait réaliser des travaux d’isolation afin de pouvoir poursuivre son activité musicale. Au fur et à mesure des années, il a même obtenu une reconnaissance de plus en plus grande des pouvoirs publics, jusqu’à signer une convention « Scène découverte » avec la Ville de Lyon et la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles).
Or, depuis un an, cette même municipalité, mais cette fois-ci du côté du service de l’Ecologie urbaine, s’acharne sur ce petit lieu qui a déjà subit une fermeture administrative de 6 mois. Sur la base d’un rapport de mesures acoustiques peu probant et empreint d’une subjectivité manifeste, l’existence du Bistroy est ainsi remise en cause.


A Lyon comme ailleurs… les dommages collatéraux d’une réglementation inadaptée
Malheureusement, le Bistroy est loin d’être un cas isolé. Depuis la mise en place de la réglementation en 1998, on estime que 30% des lieux ont du fermer ou cesser leur programmation musicale, devenant ainsi de simples débits de boissons. Il ne s’agit pas de nier l’impact des nuisances sonores sur la tranquillité des riverains mais la solution ne réside pas dans la sanction systématique des lieux de concerts.
Le décret est aujourd’hui en révision, ce qui représente une occasion de l’adapter et de réussir à faire cohabiter activité musicale et respect de l’environnement sonore. C’est pourquoi, parallèlement aux limitations sonores, nous demandons plusieurs mesures complémentaires indispensables :
1. Une priorité donnée à la prévention, l’éducation et la formation en matière de gestion sonore
2. Une prise en compte des spécificités des activités qui relèvent du spectacle vivant
3. Des procédures de contrôles des niveaux sonores strictement encadrées et surveillées
4. Des modalités de médiation et de règlement amiable afin de limiter les conflits de voisinage sous la responsabilité des Villes et de Préfectures associant les représentations professionnelles concernées et les riverains.
5. Des mesures d’accompagnement permettant la mise aux normes des établissements

Plus d’information en ligne : www.agi-son.org

Contacts :
Sophie Le Canu (AGI-SON) : coordination@agi-son.org / 01 42 65 73 21
Guy-Pierre Turco (Bistroy) : guy-pierre@adamara.net / 04 78 27 15 22

AGI-SON, c’est quoi ?
AGI-SON est une association loi 1901 à but non lucratif fondée par des structures professionnelles du spectacle vivant musical dans le but de répondre aux problématiques liées à la gestion sonore (information des publics sur les risques auditifs, respect de la législation, formation des techniciens…) Les membres du Conseil d’Administration : Prodiss, Fédurok, Synapse, Synpase, SFA, Synptac, Fédération des syndicats CGT du spectacle.




Le Bistroy a besoin de vous!


Vous ne le savez peut être pas encore mais, comme de nombreuses salles de concerts intramuros, le Bistroy est menacé de disparition.
Une succession de mises en cause procédurales (fermetures administratives, suspension de l’horaire tardif, différentes gênes quotidiennes…) provoque une diminution lente d’activité, la disparition dans la programmation de certaines esthétiques (électro, métal, dub…), une asphyxie financière de la structure et la dépréciation morale des personnes engagées dans cette aventure culturelle.
Le Bistroy a donc besoin de vous. Faites entendre votre voix, défendez la vie des pentes, signez la pétition.

N'hésitez à faire passer le mot!! Le temps presse, le Bistroy passera en appel le mercredi 13 juin.

Pour plus d'information sur le début de cette affaire visitez aussi le blog de soutien. Vous y trouverez des articles relatifs à la situation actuelle, des coupures de presse...